Nouvelles formes de participation en ligne des jeunes en Algérie. Entre démarches stratégiques et impensées pour le changement

Résumés

Nous nous focaliserons sur les formes émergentes de participation citoyenne en ligne des jeunes. En exploitant les résultats des travaux de recherche réalisés sur ces participations juvéniles, nous décrivons ces formes en privilégiant la discussion des préoccupations citoyennes et de l’actualité nationale sur le Net. Le changement analysé est du côté de ces jeunes activistes en matière de formes et de processus de participation politique et de mobilisation collective de terrain initiées en ligne. Nous partons des interrogations suivantes : quelles sont les nouvelles formes de participation politique en ligne exercées par les jeunes algériens ? Et comment peuvent-elles être capitalisées dans l’avenir de manière à présenter des outils pour une stratégie de changement sociopolitique ?
We focus on emerging forms about citizen engagement of young people online. By exploiting the results of research conducted on juvenile stakes, we describe these forms favoring discussion of citizens' concerns and national news on the Net. The change analyzed is on the side of its young activists on forms and process of political participation and collective mobilization of land initiated online. Our interrogations: what are the new forms of political participation online exercised by the Algerian youth? And how can it be capitalized in the future, to provide strategy tools for socio-political changes?

Texte intégral

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Les médias, qu’ils soient traditionnels ou nouveaux, ont toujours été considérés comme synonymes et catalyseurs de changement dans une société. C’est pourquoi l’enjeu de leur contrôle était une préoccupation des acteurs au pouvoir ou à l’opposition. Beaucoup de travaux ont été réalisés dans ce sens dont l’objectif est de comprendre l’apport de causalité réel ou supposé des médias sur le politique dans son acception la plus large : le pouvoir politique des médias, les médias et l’espace public, la mobilisation sociale pour le changement et la médiatisation des problèmes publics et la participation dans les politiques publiques. Au-delà de la confirmation de ces hypothèses de corrélation entre médias et changement politique, associé souvent au développement démocratique, les résultats obtenus convergent vers la nécessité d’observer la nuance dans la généralisation des processus de mutation, selon des trajectoires achevées et comparées, et selon des approches faites et généralisables. Autrement dit, tout changement, malgré les ressemblances et la présence des conditions objectives de révolte, présente une expérience originale déterminée par des facteurs de contextualisation spatiotemporelle, de spécificités socioculturelles et de logiques d’acteurs protagonistes mobilisés de chaque société en bouillonnement. Avec l’avènement accéléré des nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) et leur usage social intensif et diversifié en politique, la question de l’apport de ces TIC, essentiellement l’Internet, dans les cascades des révoltes arabes et des mouvements d’indignation dans le monde marquant l’année 2011, est posée avec acuité. Plusieurs paramètres et aspects ont caractérisé ces expériences révolutionnaires et contestataires, ayant engendré des bouleversements sociopolitiques peu attendus : rapidité du processus de mobilisation collective, visibilité de nouveaux acteurs, prise de parole citoyenne, émergence de nouvelles formes de participation et renouvellement des formats d’actions politiques non conventionnelles.

A l’instar des autres pays du Maghreb et du Monde arabe, l’Algérie a vécu un épisode particulier et inachevé dans le feuilleton controversé des révoltes du « printemps arabe ». Son expérience contestataire de 2011, qui n’est pas la première du genre en matière de revendications sociopolitiques et identitaires et de formes de mobilisation non conventionnelles de déjà vues et récupérées dont les événements sanglants de 1980, 1988, 1991 et 2001, l’Algérie a aussi connu des nouveautés en matière de mobilisation sur les réseaux sociaux numériques et de prise de parole citoyenne. D’ailleurs, les désormais acteurs cyber-activistes anonymes ou structurés et citoyens ordinaires ont mobilisé de nouveaux outils et espaces d’interaction et ont exercé de nouvelles formes de participation politique.

En effet, face à un pouvoir autoritaire disposant de moyens et de médias assujettis en relais de propagande pour son discours et sa définition de l’actualité, les citoyens contestataires ordinaires ou animateurs jouissant de qualité d’acteur social ou politique ont eu recours aux fonctionnalités de l’Internet pour expliquer la justesse de leur cause et la problématiser pour justifier leur mobilisation et légitimer leur action. Autrement dit, trouver des espaces alternatifs d’expression et de discussion citoyenne de manière à privilégier la participation visant une large adhésion des citoyens à ladite cause et leur active implication dans l’action collective. Toutefois, ces participations et les mobilisations citoyennes en ligne n’ont pas abouti sur des changements radicaux et structurels. Contrairement à certains pays ayant connu des révoltes mouvementées aboutissant au départ du pouvoir en place, en Algérie le changement de régime politique n’a pas eu lieu. En guise de réponse au mouvement de contestation populaire dans la rue et sur le Net, l’Algérie a amorcé une série de réformes politiques accompagnée par de nombreux et ambitieux programmes de développement, de politiques publiques et de dispositifs sociaux.

A travers ce texte, nous voulons revenir sur les nouvelles formes de participation citoyenne en ligne des jeunes qui n’ont pas abandonné leur mouvement de mobilisation. En exploitant les résultats des travaux de recherche réalisés sur ces participations juvéniles, nous nous intéressons aux principales formes privilégiant la discussion des préoccupations citoyennes et de l’actualité nationale et au comment les jeunes cyberactivistes se mobilisent-ils sur le Net. Le changement que nous traitons est du côté de ses jeunes activistes en matière de formes de participation politique et de mobilisation collective de terrain initiées en ligne.

Les questions auxquelles nous répondrons sont : quelles sont les nouvelles formes de participation politique en ligne exercées par les jeunes algériens ? Et comment ces nouvelles formes de participation essentiellement impensées et fragmentées peuvent-elles être capitalisées dans l’avenir de manière à présenter des outils pour une stratégie de changement sociopolitique ?

Nous nous intéressons aussi à la question de stratégie dans les participations mobilisées. S’agit-il d’une démarche stratégique pensée par les mouvements ou d’une démarche impensée ?

Participation politique en ligne : renouvellement des formes

Pour reprendre l’expression de Martine Timsit et de Bruno Cohen-Bacrie : « qu’on la plébiscite ou qu’on la critique, l’immixtion d’Internet dans l’espace public et démocratique est devenue une réalité incontournable » (2008, p. 13). En effet, les études empiriques relevant de différents champs portant sur les modalités et les pratiques participatives ont abouti sur des formes démocratiques d’expression et de délibération publiques, et ce, en privilégiant une large consultation et en légitimant l’acceptation des décisions.

Les enjeux politiques de l’Internet ont fourni une thématique de recherche empirique et comparée de prédilection, surtout en matière de participation et de mobilisation citoyennes sur les réseaux sociaux numériques (Greffet et Wojcik, 2008 ; Daghmi, Toumi, Amsidder, 2013 ; Nadjar, 2013 ; Dahlgren, 2012).

Les publications sur le sujet ont fourni toute une assise théorique et empirique à cette perspective qui s’inscrit dans la vision optimiste, dont Patrice Flichy est l’un des pionniers. Cette vision a été développée essentiellement dans son article « Internet et débat démocratique » (2008, pp. 159-185) dans lequel il a posé une question fondamentale qui demeure d’actualité : Internet constitue-t-il un outil de communication permettant de favoriser le débat démocratique ? Dans ce texte, il a démontré, en analysant trois expériences d’organisation militante et de discussion participative en ligne, qu’Internet offre un dispositif composite privilégiant la délibération publique et la démocratie participative grâce aux nouveaux formats d’écriture et de lecture et aux nouvelles formes d’intervention et de discussion en ligne. Autrement dit, une « arène publique en ligne » et une « agora électronique ».

Cette thématique concomitante à celle de la démocratie de participative (Flichy, 2001) a été traitée à travers ses différents aspects et niveaux dépassant les traditionnels principes politiques d’élection et de représentativité. Ce traitement s’accentue sur les nouvelles formes de participation politique dans son acception la plus large, et ce, en s’intéressant entre autres « aux mobilisations de la société civile, aux productions médiatiques alternatives, à la qualité des débats au sein de forums, aux dispositifs institutionnalisés de participation ou encore aux formes de socialisation militante, la portée politique des technologies numériques. » (Badouard, 2014, p. 32)

Tant de travaux ont porté sur la participation en ligne du citoyen ordinaire dans la discussion de l’actualité sociopolitique de la communauté. Les résultats ont convergé sur la capacité de l’Internet à renouveler les formes traditionnelles de participation politique conventionnelle et à élargir sa conception à de nouvelles dimensions et actions dépassant la vision réductrice dans l’acte électoral et la consultation publique (Duran et Truong, 2013). La même vision extensible de la conception de participation a été développée par Rosanvallon (2008). Pour beaucoup de chercheurs (Panassier, 2007 ; Bastien, 2013, Bresson, 2014), l’Internet représente à la fois un dispositif et un espace d’extension de la conception de la participation politique. Dans un optimisme qu’ils qualifient de « raisonnés », Duran et Truong ont, dans leur développement axé la dynamique conception de participation liée essentiellement à l’appropriation des technologies de communication et à l’évolution de la de la pratique politique, souligné que « le champ des nouvelles technologies de la communication a toujours nourri beaucoup d’espoirs quant à sa capacité à enrichir la vie démocratique. En fait, Internet a permis clairement une extension des échanges, mais ceux-ci se sont essentiellement déployés en dehors des espaces d’une ‘participation numérique institutionnalisée’ » (Duran et Truong, 2013, p. 5). Par ailleurs, ces résultats insistent sur le manque d’engouement des citoyens pour les dispositifs de consultation et de délibération initiés par les Etats et sur des difficultés d’opérabilité et d’efficacité.

Dans sa participation, le citoyen ordinaire s’avère attaché à son autonomie par rapport aux dispositifs étatiques et institutionnels et s’exprime sur des questions et des préoccupations sans prêter attention aux acteurs politiques et institutionnels. En effet, pour Duran et Truong « l’engouement est marqué pour les échanges horizontaux à l’écart des circuits traditionnels et de leurs structures historiques (partis, syndicats). Les mobilisations manifestent bien plutôt des dynamiques d’individualisation et d’autonomisation par rapport aux formes institutionnalisées de la participation politique, au point que les formes d’expression de la citoyenneté. » (Duran et Truong, 2013, p.7)

Sans vouloir nous inscrire dans une vision optimiste et techniciste, ces technologies numériques ont été toujours perçues comme un vecteur de changement, un espace de l’exercice de la citoyenneté participative et un dispositif au service de quête de la démocratie. Pour reprendre l’expression de Vedel, « l’idée que les technologies de communication puissent être un instrument de progrès politique n’est pas nouvelle » (2003, p. 244). Cette vision « dopée » par l’inattendue vague de mouvements de révoltes et d’indignations populaires a été mise à l’épreuve de la vérification du terrain en décrivant et analysant les formes matérielles de participation et de discussion citoyennes sur le Net.

L’inventaire des travaux de recherche portant sur la participation politique sur Internet nous renseigne sur les enjeux et les débats que suscite cette relation, favorisant la participation politique dans les sociétés numériques, surtout avec l’essoufflement des principes démocratiques traditionnels basés sur la représentation électorale et la structuration partisane (Greffet, Wojcik, 2008)

C’est d’ailleurs dans cette vision focalisée sur les mutations des formes de participation politique du citoyen ordinaire que Pierre Rosanvallon distingue trois types ou démarches d’interaction pensées ou impensées : l’expression, l’implication et l’intervention. Le présent travail se limite à celui de l’expression. L’intérêt s’est centré sur les opportunités de la prise de parole et de l’expression en ligne en matière de potentialités et de promesses de participation citoyenne avec ses nombreuses acceptions politiques : discussion, consultation, débat, délibération, etc. A ce propos, Rosanvallon écrit : « la démocratie d’expression correspond à la prise de parole de la société à la manifestation d’un sentiment collectif, à la formulation de jugement sur les gouvernants et leurs actions, ou encore à l’émission de revendication » (2006, p. 26).

Dans cette vision centrée sur la participation citoyenne, l’intensification de l’expression dans la différence et l’exercice de la discussion dans la tolérance favorisent plusieurs facteurs privilégiant le processus raisonné de changement notamment pour les sociétés autoritaires peu habituées à la diversité politique. Ce rôle d’incitation à la participation, assigné désormais aux réseaux sociaux numériques et aux dispositifs délibératifs, est déterminé par le degré d’adhésion et d’intervention du citoyen comme étant un nouvel acteur de la démocratie électronique dans l’expression et la discussion de ses préoccupations et celles de sa communauté. Les nouvelles formes participatives citoyennes sur le Net, favorisant l’appropriation des usages, permettent aussi l’amélioration progressive de la participation active. Ce processus progressif et contextuel de l’éducation à la participation sur le Net puis sur le terrain passe par la consolidation des facteurs personnels et collectifs liés à la perception et à l’exercice du politique. En effet, réussir la participation citoyenne, susceptible de réaliser le changement sociopolitique par une transition démocratique, est conditionné par la capacité des nouvelles formes de participation à améliorer et à capitaliser plusieurs aspects et principes démocratiques dont le degré d’information des citoyens, leur prise de conscience collective, leur culture politique, leur socialisation avec le politique, leurs sociabilités politiques et leur engagement et mobilisation politiques.

Vers le renouvellement des formes de participation politique en Algérie

Dans le sillage des révoltes arabes, l’Algérie a été traversée à blanc par une série d’actions de contestation certes de rue mais surtout sur le Net grâce aux caractéristiques de ces outils en matière d’expression, de participation et d’action politiques. Les arènes permises investies sont des espaces numériques nouveaux et les leaders sont des citoyens ordinaires devenus de nouveaux acteurs avec de nouvelles formes d’intervention et de mobilisation. Ces espaces numériques fournis par les dispositifs et les fonctionnalités des TIC ont présenté à ces acteurs sociaux et animateurs de mouvements de mobilisation des espaces discursifs alternatifs et de nouvelles formes d’engagement des jeunes pour le changement.

Cet activisme sur le Net a marqué les mouvements et les discours de contestation et d’indignation des internautes intervenant sur les sujets occupant l’agenda et l’actualité sociopolitiques du pays.

Dans les sociétés de régime autoritaire comme l’Algérie, l’acteur politique ou associatif a été toujours représenté avant tout comme un militant structuré jouissant d’une légitimité supposée et attribuée par l’Etat. Souvent, cet acteur organique ne sort pas du moule de fabrication de l’élite politique où l’âge et la fidélité au régime priment : la légitimité historique et l’ancienneté dans les organisations paragouvernementales. L’Etat, autoproclamé l’unique dépositaire des valeurs de conviction et d’engagement, monopolise non seulement la prérogative de reconnaitre le statut d’acteur aux personnes devant intervenir en étroite proximité avec l’élite dirigeante et avec le rôle de relai du discours officiel monolithique, mais aussi contrôle tous les instruments institutionnels législatifs et consultatifs (assemblées élues, partis politiques et organisations de sociétés civiles) théoriquement chargés de la consultation et de la délibération publique. Quant aux dispositifs de l’administration et de la consultation électroniques les institutions politiques et administratives nationales et territoriales, ils ne sont pas opérationnels, même si théoriquement ils existent. Les sites gouvernementaux des ministères et des collectivités locales et institutionnels des organismes de services publics ne sont que des vitrines figées. Ils ne fournissent pas les informations pertinentes, actualisées et suffisantes, susceptibles de répondre aux attentes des usagers. Ces sites ne permettent ni l’interactivité ni la participation, pourtant permises par les fonctionnalités de l’Internet. Fidèle à son ancien réflexe, l’Etat envisage Internet sans sa dimension communicationnelle fondée sur l’expression et la participation (Merah, 2013).

Les limites en information et en participation de ces dispositifs renseignent sur le peu d’intérêt qu’accorde l’Etat à la e-administration et la e-consultation citoyenne malgré leur inscription parmi les objectifs de l’ambitieux projet national e-Algérie 2013.

Ces facteurs négatifs caractérisant la vision et la démarche de l’Etat ne favorisent pas la participation des citoyens aux dispositifs institutionnels et réduisent les potentialités de son développement. Il faut souligner que l’absence de volonté et d’initiative du côté de l’Etat de privilégier la participation citoyenne en ligne a poussé les citoyens à chercher des dispositifs d’intervention, des sujets de discussion et des acteurs-partenaires de débat en dehors de l’Etat et de ses structures. Et ce, malgré son rôle central dans toute question publique et politique, objet de discussion en sa qualité de détenteur de l’information, de définisseur primaire de sujet et décideur unique. En effet, la participation politique efficiente est conditionnée entre autres par la garantie préalable de l’accès à l’information, du droit à l’expression et de la contribution dans la prise de décision permettant des échanges d’avis et d’arguments où le citoyen informé et consulté se sentira un acteur concerné par les discussions et les décisions.

Autrement dit, les participations citoyennes ne peuvent s’effectuer que dans une marge de manoeuvre réduite et échappant au poids du contrôle des forces conservatrices légitimées et légalisées par l’Etat à travers ses relais politiques, administratifs et médiatiques : les dispositifs numériques non institutionnels.

Depuis la vague des révoltes populaires marquant l’histoire récente de l’Afrique du nord, nous assistons à l’émergence de nouvelles formes de participation et d’engagement politiques qui ont permis une visibilité, voire une légitimité à de nouveaux mouvements contestataires et acteurs intervenant sur les réseaux sociaux numériques.

En effet, les jeunes ont su exploiter les avantages que permettent les technologies numériques et leurs fonctionnalités communicationnelles et discursives, surtout dans un contexte sociopolitique contraignant et hostile à toute action et participation politiques discordante avec le discours officiel. Pour ces jeunes acteurs, l’appropriation des TIC et la pratique politique en ligne -même impensée- a permis la transformation et l’extension des formes de participation et de mobilisation axées sur l’expression et la discussion.

D’ailleurs, cette vision expressive et discursive de l’Internet, comme étant un dispositif libérateur de la parole citoyenne et la délibération publique permettant et engageant la participation active et sans exclusion, a été démontrée par les résultats d’une étude sur les représentations sociales de l’Internet en tant que dispositif de débat et vecteur de changement (Merah, Boudhane, 2013, pp. 149-163 ; Merah, 2015, pp. 197-212) réalisée auprès des jeunes et des étudiants.

Par ailleurs, l’appropriation des usages liés aux fonctionnalités numériques et la coprésence de la différence ont développé de nouvelles formes de prise de parole en ligne : réseaux sociaux, sites de débat, portails d’information, blogs, forums de discussion et journaux électroniques. Ces formes de participation au débat ont facilité le cyber-activisme citoyen qui gagne davantage de visibilité en nombre et en intensité en matière d’interventions, et de pertinence en qualité et en formes d’intervention. L’évolution de ces formes d’intervention et d’expression a abouti à l’émergence de pratiques informationnelles et discursives formalisées et stabilisées en matière de modalités de lecture et de commentaire.

Le contexte sociopolitique dans lequel intervenaient les mouvements de contestation de 2011 était des plus pesants et bouillonnants pour fournir les facteurs objectifs d’une éventuelle révolte et de n’attendre que le moindre facteur subjectif déclencheur.

L’espace public médiatique en Algérie dans son aspect communicationnel se distingue par des caractéristiques à la fois négatives et prometteuses. D’un côté, le paysage médiatique est caractérisé par l’échec des médias nationaux publics et privés à répondre aux préoccupations et attentes réelles des citoyens en information et en débat (Merah, Boudhane, 2012), et d’un autre, ces citoyens sont ouverts sur les médias étrangers et sur la presse en ligne sur l’Algérie, échappant ainsi au contrôle et au discours gouvernementaux. Le durcissement de la spirale du silence pratiquée par la nature autoritaire et hybride du régime de presse algérien a offert un paysage médiatique assujetti au service du système en place. Il a aussi étouffé tout discours discordant au discours officiel. Cette situation s’est aggravée davantage avec le contrôle étatique assumé de l’audiovisuel public et parapublic, notamment avec la toute curieuse ouverture du sectateur télévisuel à des chaines de droit étranger détenues par des Algériens en introduisant une vitrine de diversité dans le moule[1]Expression reprise à Larbi Chouikha qualifiant l’ouverture audiovisuelle en Tunisie avant 2011..

Contrairement à beaucoup de pays de la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), l’Algérie, faut-il bien le rappeler, jouit d’une certaine liberté de parole et de critique dans quelques endroits de convivialité comme les cafés, les marchés, les milieux professionnels, etc. (Bouchaala, 2012). Mais ces discussions et leurs acteurs n’accèdent pas à l’espace public et aux dispositifs de délibérations.

Puis l’absence de passerelles entre la société et ces élites politiques, dans le cadre des dispositifs délibératifs dans les structures représentatives et consultatives politiques et associatives, a fait des réseaux sociaux numériques de véritables espaces alternatifs d’expression et de débat où l’Etat ne jouit plus de son statut d’unique acteur dominant.

L’entêtement du pouvoir dans les faux débats sur les questions de l’actualité et de l’avenir du pays révèle son refus à l’alternance et sa résistance au changement. C’est pourquoi, la jeunesse tant déçue et désabusée a non seulement constaté le fossé entre le discours triomphaliste et la réalité subie mais aussi elle se structure en dehors du régime vieillissant et de ses relais et de l’opposition discréditée, neutralisée et surtout contrainte en fin de parcours à la composition ou à l’échec.

Dans un article, Ait Hamadouche écrit qu’en « suivant un déterminisme historique, l’Algérie aurait dû succomber à l’appel des hirondelles du ‘printemps arabe’ » (2012, p. 56). L’auteure a dans son article un regard critique à l’égard de l’opposition politique en Algérie aussi a chargé la jeunesse algérienne pour son désintéressement politique. Pour elle, « les partis politiques sont en panne de projets mobilisateurs, la jeunesse est en voie de dépolitisation » (2012, p.57).

Puis, cette jeunesse acculturée est devenue fort présente et active sur le Net. « Statistiquement, le profil que dessine la masse des requêtes posées en majorité par la jeunesse urbaine éduquée est donc assez conforme à ce que l’on peut observer ailleurs dans la Toile mondiale» (Gonzalez-Quijano, 2011, p. 3).

Les résultats des travaux, dont les nôtres, réalisés sur l’engagement politique des jeunes nuancent cette vision imprégnée de résignation et de pessimisme. En effet, les jeunes sont certes moins présents dans l’action politique traditionnelle réduite à la structuration partisane. Les jeunes envisagent la politique et l’exercent autrement et ailleurs : utrement, en privilégiant par contournement des contraintes contextuelles de nouvelles formes d’engagement et de participation politiques ; ailleurs, en investissant les espaces numériques interactifs et discursifs comme étant des espaces alternatifs d’expression et de débat. L’accumulation de ces expériences et leur évolution ont permis la familiarisation et la socialisation des jeunes usagers dans la discussion des affaires publiques pour développer la culture de participation et de démocratie. D’ailleurs, plusieurs actions de mobilisation et de contestation, même non abouties, ont été initiées par ces jeunes cyberctivistes et à travers ces nouvelles formes de participation en ligne.

Figures de nouvelles formes de participation et de mobilisation en ligne

A travers un ensemble de travaux empiriques portant sur la participation des jeunes en ligne[2]Nous soulignons que nous ne prétendons pas à l’exhaustivité de notre inventaire et que nous nous sommes limité aux travaux scientifiques ..., nous présenterons des figures de formes les plus fréquentes et surtout disposant de capacités prouvées et potentielles en matière de mobilisation et de protestation engagées pour le changement.

En adoptant le modèle mesurable de participation politique traditionnelle prôné par Verba, Schlozman et Brady (1995), nous retenons les trois indicateurs principaux de participation : 1. la mesure des ressources des participants dépensées dans la participation en matière de temps, d’argent et d’habiletés/compétences civiques investies. 2. La mesure des motivations des participants en évaluant le degré de leur intérêt au politique, l’intensité de leur identification/adhésion aux idées et visions politiques, et force intensité de leur engagement civique actif. 3. La mesure des opérations de recrutement en évaluant les capacités des participants à faire adhérer d’autres citoyens à leurs idées politiques et les structurer en réseaux sociaux.

  1. Structuration en réseaux sociaux numériques: Les fonctionnalités et les applications qu’offrent les réseaux fournissent aux jeunes des espaces d’intimité et de convivialité de prédilection rapidement transformés en arènes permettant de nouvelles formes de participation politique.

Certes ces réseaux sont initialement à caractère amical et professionnel mais les jeunes se sont approprié leurs caractéristiques techniques, surtout l’interactivité et la participation pour en construire un nouvel usage. En s’investissant dans ces réseaux, les discussions réunissent souvent plusieurs membres dont les activités et les compétences diffèrent. Le mérite premier de ces réseaux est de permettre aux jeunes de s’organiser en dehors des anciens dispositifs et types de structuration contrôlés par l’Etat. Les jeunes devenus sceptiques à la politique et au politicien, privilégient cette nouvelle forme de structurations pour exercer librement des pratiques participatives en discutant des sujets qui ne relèvent pas seulement de la vie privée des membres et des leurs préoccupations collectives. Les résultats de quelques travaux sur les réseaux sociaux ont permis de constater un détournement manifeste dans les modalités de participations et les sujets abordés. La tendance est marquée vers le débordement des discussions sur le politique et la montée du discours contestataire. Selon ces travaux, les jeunes participants exploitent les ressources dont ils jouissent et les capitalisent pour la définition et la promotion de leur cause qui n’est pas toujours à l’origine une revendication explicitement politique : le temps consacré pour les discussions politiques malgré les préoccupations juvéniles encombrantes de la vie réelles de jeune surtout les études, la présence d’autres fonctionnalités et usages connexes à Internet et à d’autres anciens médias, et les besoins au divertissement. Le même sacrifice est consenti par les jeunes participants en matière d’affectation d’argent et d’exploitation des habilités informatiques et discursives. Les discussions engagées dans les groupes qui renseignent sur l’Intérêt des jeunes à l’actualité sociopolitique et à la participation citoyenne se politisent dès le début du développement des explications et des échanges des arguments. Ces processus discursifs finissent toujours la politisation et la construction d’un discours politique. Le degré d’intensité de l’intérêt pour une cause ou une idée sociale et politique se décline par les potentialités de mobilisation des membres. Ici, l’indicateur de participation le plus fort est celui du recrutement qui se présente au niveau du rythme d’adhésion des nouveaux membres au groupe et surtout à ses causes et activités, l’intensité des échanges et la force de sa cohésion de groupe. Nous pouvons citer ici plusieurs réseaux constitués sur des pages Facebook dédiées aux causes sociales et humanitaires qui ont pu réunir beaucoup de jeunes dont « Ness Elkhir », « Rana h’na » et « Neqi bledek ».

  1. Mouvement de mobilisation citoyenne : après avoir été structurés en groupes sur les réseaux sociaux sur Internet, les groupes de jeunes réunis autour d’une cause ou thématique se mobilisent sur le terrain. Ce passage à l’action à travers de nouvelles modalités de mobilisation populaire d’intérêt public et collectif consiste à intervenir en dehors des programmes conventionnels initiés ou soutenus par l’Etat et ses institutions. Pour réussir leurs actions, ces jeunes investissent préalablement dans la promotion de la cause et l’adhésion citoyenne en dénonçant des situations considérées injustes et inacceptables, donc à changer. Le discours contestataire est de ce fait concomitant à toute action de terrain visant le changement. Ce travail est déterminé par la qualité des échanges effectués lors des participations des membres au débat sur les actions de mobilisation de solidarité avec des catégories sociales fragiles, de bienfaisance, de lutte contre des fléaux, de sauvegarde de patrimoines et d’éducation au civisme. Les trois indicateurs de participation sont toujours présents : les sources engagées, intensité d’intérêt prouvé et le recrutement de bénévoles acquis à l’action. L’indice principal se mesure par le degré d’engagement des membres sur le terrain avec les populations, surtout avec l’inertie caractérisant le mouvement associatif juvénile souvent enrôlé. Les habilités de participation des membres se mesurent par leur capacité d’impliquer non seulement des bénévoles mais surtout des partenaires associatifs et des sponsors en entreprises. Il est à reconnaitre que les initiateurs de ces activités sont partagés sur la question de collaboration et de proximité avec les institutions de l’Etat et les autres associations. d’autant plus que le contexte sociopolitique actuel n’encourage pas le bénévolat et ne reconnait pas ses valeurs sociales et politiques, ni ses acteurs de citoyens modèles. Malgré ces paramètres peu encourageants de la mobilisation citoyenne, la force de conviction des membres a été capitalisée par de nombreuses actions sur le terrain : visites aux malades, campagnes de propreté et de reboisement, opérations de solidarité, collectes de médicaments, etc. Les éléments pertinents ici se présentent dans la flexibilité dans les formes de l’action et dans la structuration permettant la participation aux membres. Souvent, ces groupes structurés sur les réseaux numériques se transforment pour des considérations réglementaires d’autorisation d’activité et d’accès à la subvention publique et pragmatiques de sponsoring en associations. Le retour attentif sur les différentes étapes de réalisation des actions de terrain renseigne sur l’intensité de la participation entre les membres, due à la nature de sa structuration flexible et à sa gestion collégiale. L’analyse des discussions et les consultations engagées en ligne entres les membres, les bénéficiaires et les partenaires des actions permettent de démontrer le développement des habilités de participation et l’apprentissage d’une collaboration active et la prise de conscience des enjeux sociopolitiques de la cause. Lors de ces participations aux actions de mobilisations citoyennes, les discussions sont toujours imprégnées d’indignation, de dénonciation et d’accusation de l’Etat et sonincapacité à changer les situations problématiques. Les discussions engagées débordent sur des questions relevant du politique et prennent la forme de mobilisation contestataire exigeant l’intervention rapide des pouvoirs publics. D’ailleurs, les initiateurs de ces actions acquièrent avec le temps de la visibilité et de la reconnaissance d’acteurs sociaux d’opposant. L’engagement de ces acteurs ne s’évalue pas seulement par leur mobilisation sur le terrain mais aussi par le travail de documentation, de collaboration, d’argumentation et de gestion nécessaire.
  2. Discussion de l’actualité informationnelle: La discursivité sociale à travers les commentaires a permis l’émergence de nouvelles formes de participation informationnelle en ligne, exercées par des prises de position défendues et expliquées. Cette démarche discursive délibérative fait appel à des éléments de la participation politique traditionnelle et nouvelle sur Internet. Les travaux d’analyse des commentaires de l’actualité dans la presse électronique et les versions électroniques de la presse papier par les lecteurs en ligne ont démontré des processus discursifs intenses. L’analyse consiste à décrire comment le lecteur exerce une discursivité sociale et politique par les commentaires. Ces interventions exprimant les interprétations et les réactions personnelles du lecteur sont puisées des discours circulant dans la société : intérêt, agenda, signification. Pour commenter un article, le lecteur en ligne recourt toujours aux discours sociaux et politiques qui lui permettent de le lire, de lui attribuer un sens et d’envisager des enjeux contextualisés. Donc les commentaires apportés aux articles ne sont que des formes matérialisées des discours en circulation des discours sociaux à travers les commentaires personnels. Les résultats de deux études sont obtenus de la description des indicateurs d’évaluation des discussions en empruntant à John Gastil (2008) sa grille d’analyse de la délibération idéale portant sur la participation discursive matérialisée par la production langagière : nominalisation des faits, qualification des protagonistes, registres de langue, titres de commentaires, longueur et intensité discursive. L’analyse portée a permis de constater l’omniprésence fréquente de trois indicateurs liés à la participation aux discussions : valeur, position et raison. Les occurrences de lexique, d’expressions d’opinion et d’appels à l’adhésion, informent de la posture active des commentateurs, de l’intensité de l’intérêt au débat et à l’actualité, d’investissement des ressources des intervenants et de la participation citoyenne. Ces marques d’intensité et de mobilisation pour la participation permettent d’identifier l’adoption de plusieurs stratégies discursives pensées et impensées. Les principaux résultats de l’étude démontrent une forte participation des lecteurs au débat sur les sujets marquant l’actualité médiatique et l’émergence de discours de changement.

Dans leur majorité, leurs commentaires sont des prises de parole critiques à l’égard des pouvoirs publics. Les commentaires produits selon des stratégies discursives construisent plusieurs discours protestataires convergeant sur le discours principal. Les participations aux discussions de l’actualité informationnelle et politique ont abouti à la co-construction d’un discours dominant de prévisibilité de changement. Autrement dit, pour les commentateurs, le changement n’est qu’une question de temps et d’opportunité à saisir. Ce discours opposé officiel ne peut pas accéder à l’espace médiatique et aux dispositifs institutionnels de délibération. Les principaux discours émergeants dans les discussions par commentaires interposés sont les discours de contestation du pouvoir en place, d’indignation contre ses agissements, de solidarité avec les citoyens et de caricaturisation de l’élite politique.

Conclusion

Si les traditionnels acteurs politiques et associatifs ont été noyautés ou neutralisés par les pouvoirs publics, les nouveaux acteurs activant sur les réseaux sociaux et sur les espaces de discussion jouissent d’une autonomie dans l’action engagée et d’une flexibilité dans la structuration en communautés virtuelles.

Dans ce texte, nous n’envisageons ni de surestimer la prise au sérieux de la démocratie électronique ni de réduire l’apport des réseaux sociaux numériques dans les mouvements de révolte dans le monde arabe initiés par les « gamins du Facebook ». Notre objectif est de repérer et de décrire les nouvelles formes de participation des jeunes dans l’expression et la discussion politiques en ligne et leur capacité de mobilisation pour réaliser les mutations sociopolitiques nécessaires pour le changement démocratique attendu.

Comme l’ont démontré les réserves théoriques formulées à l’encontre des approches technicistes et les nuances des résultats empiriques, les technologies de la communication favorisent la participation citoyenne mais ne l’engendrent pas. Puis, ces dispositifs techniques et leurs usages liés à la participation et à la mobilisation citoyennes ne sont efficients qu’en intégrant les pratiques traditionnelles et en prenant en considération des éléments contextuels. Autrement dit, la participation en ligne renforce des participations et accordent plus de modalités et d’arènes aux acteurs engagés comme aux citoyens ordinaires.

Les modalités de participation en ligne élargit et diversifie les formes conventionnelles et réalisent des processus d’acculturation politique : réseaux hétérogènes, tolérance de différence, coprésence de diversité et concertation. Les interventions en réseaux permettent la maitrise technique des modalités de participation de cyber-militantisme et l’exploitation des ressources et des compétences politiques. Ces acculturations représentent des potentialités à développer et à rentabiliser par les mouvements de mobilisation et d’engagement. Elles peuvent fournir de nouveaux outils et de nouveaux espaces aux mouvements politique et associatif d’opposition et ainsi palier à leurs difficultés d’expression politique, d’action de terrain et de mobilisation citoyenne. L’évolution des usages visibles aux niveaux des habilités en fonctionnalités interactives et des participations développées chez ces jeunes ont pu attribuer à leurs interventions une dimension politique contestataire et construire un discours d’engagement pour le changement.

Notes   [ + ]

1. Expression reprise à Larbi Chouikha qualifiant l’ouverture audiovisuelle en Tunisie avant 2011.
2. Nous soulignons que nous ne prétendons pas à l’exhaustivité de notre inventaire et que nous nous sommes limité aux travaux scientifiques publiés.


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Pour citer cette article

, "Nouvelles formes de participation en ligne des jeunes en Algérie. Entre démarches stratégiques et impensées pour le changement", REFSICOM [en ligne], DOSSIER : Communication et changement, mis en ligne le 24 octobre 2016, consulté le 26 September 2017. URL: http://www.refsicom.org/177